La FIAC 2017 prend de la hauteur

Après une édition 2016 qui faisait la part belle aux mots et à la lettre, la FIAC 2017 semble marquée par un besoin d’élévation, de légèreté et de souffle. Sous la nef du Grand Palais et le parvis de l’Avenue Winston Churchill il existe une profusion de mobiles, sculptures, installations qui réinvente la verticalité et une certaine notion de (très fausse) légèreté. Entre On Site et la FIAC Design, cette manifestation pourrait bien être le témoin silencieux et grandissant de la recrudescence de la place de l’objet sur la peinture. La 2D serait-elle devenue si ennuyeuse? Cette année, la FIAC est…

Robert Morris (Untitled, 2010)
Robert Morris (Untitled, 2010)

Gonflée

…comme cette installation de soie rouge, polyéthylène et ventilateurs d’Otto Piene à la galerie Sprüth Magers en 0.A26. A elle seule, tout en épines soyeuses et en souffle, elle dit toute la violence et le besoin d’un renouveau exprimé par le Groupe ZERO dès la fin des années 1950. Non loin de lui, les longues boucles de feutre rouges et noires de Robert Morris (Untitled, 2010) forment les vagues d’un étrange bateau amiral dont la proue fend l’air et l’adversité, comme les pétales d’une fleur mystérieuse qui dégueulent plus qu’ils ne montent. Expressionnisme abstrait s’il en est. 

A la 303 Gallery (0.B20) de New York on s’envole littéralement avec les ballons métallisés et multicolores du danois Jeppe Hein, prodige du travail sur la réflection et la lumière, digne héritier du mouvement cinétique. Ici pas d’hélium, mais plutôt un aimant pour créer l’illusion d’une légèreté poids lourd. 

A contrario, on tombe à plat chez Gavin Brown’s enterprise, la galerie de New York (0.A16), avec les sculptures de Kerstin Brätsch et Debo Eilers dont un Bodybag Hoover, méli mélo écrasé dans sa verticalité qui demande à retrouver un souffle.

Jan Fabre, L’homme qui mesure les nuages, 2016
Jan Fabre, L’homme qui mesure les nuages, 2016

Fétichiste 

Les personnages ne sont pas en reste. Tandis que Jan Fabre érige des ouvriers de bronze en Christs sur la croix (L’homme qui mesure les nuages, 2016), veau d’or des temps modernes, toujours chez Templon, Ugo Rondinone fait un blob decoulinant mi-mortifié mi-hilare leve les yeux au ciel en supplication chez Kamel Mennour (0.B32). De l’or encore chez Perrotin qui accueille en 0.A32 le visiteur de la FIAC avec une imposante statue de Takashi Murakami qui fait flotter un crâne sur une gerbe de feu pour matérialiser le désir dans Flame of desire – Gold.

Surprise, étonnement, attrait, dégoût on ne sait, une singulière poésie de mouches bleues s’empare du stand de Karsten Greve en 0.B34, non pas avec Damien Hirst mais avec les mobiles aériens de Claire Morgan (Endless, Pyre, 2017).

Non loin, Monica Bonvicini fait des tapisseries de ceintures noirs en cuir pour hommes (Untitled, 2017) à la König Galerie de Berlin (0.A08).

En 0.A47 chez Raffaella Cortese, où l’écossaise Karla Black, autrement mise à l’honneur par le Festival d’Automne à Paris cette année, suspend des nid douillets de laine de coton, peinture et ruban tout en délicatesse (In Place of Requirements, 2016). 

Spirituelle

Prenant décidément de la hauteur, l’accrochage réserve au visiteur prêt à lever les yeux les sculptures ouatées de Nabuko Tsuchiya chez SCAI THE BATHHOUSE de Tokyo (en 0.C53) tandis que Thaddaeus Ropac place tout en haut les lettres de Jack Pierson qui invitent à la méditation (Meditate en 0.C25).

La galerie Pietro Sparta de Chagny fait asseoir une étoile en fer forgé de Gilberto Zorio sur une soufflerie tubulaire. A la galerie Cardi en 0.A54 on retrouve un lit de camp suspendu, inconnu comme le soldat qui, enveloppé dans son feutre, est aussi poignant que l’humanisme de Joseph Beuys.

Markus Schinwald
Markus Schinwald

Totémique

Ambiance pole dance chez Giò Marconi (0.B03) avec la mise en sac des petits fétiches de bois de Markus Schinwald et notamment une sculpture, spectaculaire sur son fond rouge cuivré, qui s’érige en totem de la danse au beau milieu du stand. 

Plus loin, on monte carrément en bambou chez Art Concept (0.B09) avec les cages superposées façon Jack et le haricot magique de Peter Regli auxquelles répondent des tambours en diametres décroissant chez Templon (0.C41) avec la Revolution V 2017  du chilien Ivàn Navarro.

Chez Simon Lee (0.B19) les totems modernes se font acier avec Angela Bullock (Turq Totem, 2017) dont le travail offre une relecture de l’art minimaliste et conceptuel des années 1960 qui n’en finit pas de faire des émules. 

Tomas Saraceno chez Esther Schipper

Cinétique

De près où de loin, les rappels du mouvement qui a traversé tout le XXème sont manifestes.  

D’entrée de jeu, l’Avenue Winston Churchill et le parvis du Grand Palais accueillent le visiteur dans un maelström de cerceaux colorés par Yona Friedman (galerie Jérôme Poggi). Plus lois un filet géant et non moins coloré par Seung-Taek Lee (Hyundai) fait chanter le vent avec son Sound of Wind, forme d’opposition et de négation tout droit issue des années 1970.

Tout le stand d’Esther Schipper (0.B42) n’est que finesse, verticalité et légèreté, entièrement investi par Tomas Saraceno et son installation suspensive immersive. Non loin on croise les sculptures et installations de l’artiste Martin Honert On Site cette année avec toujours autant de tests de courages et toujours chez Esther Schipper.  

Chez neugerriemschneider a Berlin (ou ici en 0.A30) on se suspend au ras du sol version Mission Impossible avec les mobiles effilés et colorés de Pae White. Chez Paula Cooper (0.B24) on retrouve même un Sol Lewitt défiant les lois de la gravité avec deux cubes enfilés comme un coup de poing –Wall Structure (with Stripes), 1962, bois peint.

Les mobiles de Pae White
Les mobiles de Pae White

Enfin, c’est un saut dans l’espace qu’offre la König Galerie avec les petits prodiges neo-vintage de l’allemand Anselm Reyle, à base de plaques d’acrylique transparente orange fluo et de feuilles argentées. Pendant ce temps chez Perrotin rougeoie un système solaire réinventé par Xavier Veilhan. 


La FIAC 2017 se tient au Grand Palais et hors les murs du 19 au 22 Octobre 2017. 

Visuels © Araso


Cahier #1 : la FIAC redonne au mot ses lettres de noblesse

Cette année, la FIAC débordait de mots jusque sur l’avenue du Président Wilson, fermée à la circulation. Pour l’occasion, Lawrence Weiner et Jacques Villeglé l’ont auréolée d’une signalétique absurde à la Lewis Carroll (« On Above Up Sur Dessus du Haut ») et du produit géant d’un clavier qui n’écrit plus qu’en symboles.  

A l’intérieur, les mots s’apposaient partout : sur les toiles, les photographies, les barres en métal, les néons.

Edifiante (Lawrence Weiner), détournée (Laure Prouvost), encrée (Gilles Barbier) ou éplorée (William Pope.L) la lettre était ce fil ténu aux confins de l’art conceptuel et du graphisme, deux domaines largement représentés cette année.  

Marre des images ? Besoin de parler ? Besoin de sous-titres ? Besoin de sens ? 

Que faut-il voir dans cette course à lettre mi-révolution iconographique mi-revendication ? 

Laurence Weiner @ Galerie Pietro Sparta, FIAC 2016, © Araso
Laurence Weiner @ Galerie Pietro Sparta, FIAC 2016, © Araso

L’imminence de l’arrêt sur image

Bientôt un Instagram des mots ? C’est le parti pris, et ce depuis les débuts du réseau, par Hans Ulrich Obrist, l’un des commissaires d’exposition et critique d’art les plus influents, directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery à Londres.

Le langage, dernière trouvaille pour « arrêter le pouce », comme on dit en jargon Instagram ? Peut-être.

Le mot, la phrase, la langue écrite possède à la fois un caractère suffisamment immédiat et complexe pour arrêter le promeneur, à la FIAC ou sur les réseaux. La FIAC, avec son orgie de galeries (186) et d’œuvres, n’est pas un lieu pour âmes sensibles. Difficile d’y voir clair dans ses dédales alors oui, les écrits se démarquent, arrêtent, rassurent.

Yael Bartana, Black Stars shed no light, 2014 @ Galerie Raffaella Cortese FIAC 2016. Image © Araso
Yael Bartana, Black Stars shed no light, 2014 @ Galerie Raffaella Cortese FIAC 2016. Image © Araso

Car s’il est un medium qui abolit les barrières à l’entrée du monde de l’art –du moins en apparence, c’est le mot. Peu importe la connaissance ou les références des uns et des autres, a priori tous ceux qui sont arrivés là savent lire. Et le capital sympathie de l’œuvre écrit a de quoi apprivoiser du plus timoré au malheureux trainé là de force.

Paradoxalement, s’il possède un caractère instantané, l’écrit oblige aussi à s’arrêter. Lire, et non pas voir. Là où l’image multiple et protéiforme glisse nonchalamment sur la rétine saturée, la phrase est lue, digérée, suscite une réaction. Le verbe est une réponse à la prolifération des images, qui les rend illisibles.

Joseph Kosuth @ Galerie Almine Rech, FIAC 2016 Image © Araso
Joseph Kosuth @ Galerie Almine Rech, FIAC 2016 Image © Araso

L’écrit sous toutes ses formes

L’écriture manuscrite, ludique et presque enfantine chez Fabrice Hyber, documentaire chez Roni Horn, monacale chez Gilles Barbier qui travaille ses gouaches comme des enluminures, ou scolaire chez Atul Dodyia qui rend hommage à Tristan Tzara sur un tableau noir, est à la fois un outil pédagogique, un instrument d’émancipation et de développement cognitif.

Comme l’explique Marie-Thérèse Zerbato-Poudou, Docteur en sciences de l’Education l’écriture est « la mise en évidence du rôle du langage pour construire la pensée » la relation entre la pensée et la trace. Geste intime dans l’œil du graphologue, le trait est révélateur. Pour Fabrice Hyber, « le monde ne peut être appréhendé que comme un questionnement ».

Fabrice Hyber, Invention du Vitral 2, 2016, @ Galerie Nathalie Obadia, image © Araso
Fabrice Hyber, Invention du Vitral 2, 2016, @ Galerie Nathalie Obadia, image © Araso

En graphisme, la typographie est un manifeste. Souvent reliée à l’engagement politique, elle devient instrument de propagande et de pouvoir. Certaines polices sont devenues iconiques. Leigh Ledare (chez Mitchell-Innes & Nash) exhume des planches du New York Times et en fait de l’art.

Lorsqu’elle est performative, l’écriture est une fin en soi, objet d’art en tant que telle (William Pope L.). Comme l’écrit dès 1969 Joseph Kosuth, éditeur de la revue Art et Langage, « l’utilisation du langage du monde de l’art » peut suffire à faire de l’art.

William Pope L., Crying Painting 2016 (detail), @ Galerie Mitchell-Innes & Nash © Araso
William Pope L., Crying Painting 2016 (detail), @ Galerie Mitchell-Innes & Nash © Araso

A noter cette année, la présence ultra-discrète des graffitis du street art. Embourgeoisé et surexposé à grand renfort de collaborations avec de grandes enseignes (JonOne x Guerlain, Mambo x Goyard, Pro176, Nasty et Tanc x Monoprix, etc.) le street art semble enregistrer une chute de désirabilité.

Cependant, Murakami dessine à la bombe les cercles du zen, sprayés en noir sur une toile blanche chez Perrotin, qui se prolongent sur des crânes. Et c’est une photographie et non un graf de JonOne que la même galerie a choisi de montrer sur son stand intégralement en Noir et Blanc.

©2015 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved. Courtesy Galerie Perrotin
©2015 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved. Courtesy Galerie Perrotin

Définir un concept : au commencement était l’idée

L’art conceptuel est précisément cette affirmation de la primauté de l’idée sur la réalisation. Appliqué à une logique de création commerciale, comprenez : ayez un concept fort, la diffusion suivra. Interrogés par des marques sur des questions de communication digitale, nous leur répondons invariablement que se faire remarquer est avant tout une question de fond. En d’autres termes, l’esthétique est à dissocier du fond, et malheur à ceux qui, dans leur communication, se concentreront sur l’effet au détriment du sens.

Lawrence Weiner, Transferred/Transféré, 1970 @ Galerie Jan Mot, image © Araso
Lawrence Weiner, Transferred/Transféré, 1970 @ Galerie Jan Mot, image © Araso

L’écrit est le témoin parlant d’un processus créatif muet. Pour Sol LeWitt, tout le cheminement intellectuel du projet avec ses gribouillis, ses esquisses et ses repentirs a plus de valeur que l’objet présenté.

C’est d’ailleurs l’angle choisi par Lawrence Weiner dans ses phrases. Ce sont des titres d’œuvres qu’il a réalisées dans son atelier, sans les communiquer au public, et qu’il transmet en donnant naissance à une nouvelle matérialité de l’œuvre. La couleur, le format, la dimension sont déterminés par le commanditaire, qui devient partie prenante du processus créatif. Le mot « Transféré » en lettres capitales noires massives sur un mur blanc happe le visiteur aux abords du stand de la galerie Jan Mot (Bruxelles, Mexico).

La FIAC, Grand Palais, Conversation Room. Image © Araso
La FIAC, Grand Palais, Conversation Room. Image © Araso

Les conversations sont l’un des fondements processus créatif qui sont particulièrement mis en lumière cette année. Si Ian Wilson les cristallise dans son travail sur les cartons d’invitation (There was a discussion at 16-18 rue Littre, Paris 1974), dès 1969, le groupe Art & Language, fonde son activité -également appelée ses « conversations », sur une recherche des relations entre théorie et pratiques artistiques.

La FIAC s’approprie le concept en inaugurant un espace de Conversation sur les relations entre art et sciences, art et architecture, art et diplomatie.

La poésie, futur de l’art contemporain ?

Chez Jurgen Klauke, les mots de la semaine apposés à la machine à écrire sur des photographies sombres forment une poésie rythmée par l’isolement et l’étrange (à la galerie Thomas Zander, Cologne)

© Jürgen Klauke / VG Bild-Kunst, Bonn 2016, courtesy Galerie Thomas Zander, Köln
© Jürgen Klauke / VG Bild-Kunst, Bonn 2016, courtesy Galerie Thomas Zander, Köln

Ailleurs, il est difficile de passer à côté du travail de Laure Prouvost, représentée par Nathalie Obadia à Paris et Bruxelles et Carlier | Gebauer à Berlin. L’artiste française installée à Londres est la lauréate du prix Turner 2013. Le Consortium de Dijon vient de lui consacrer une exposition solo, qui s’est achevée le 26 Septembre dernier.

Laure Prouvost @ Galerie Carlier | Gebauer, Image © Araso
Laure Prouvost @ Galerie Carlier | Gebauer, Image © Araso

Si elle se défend d’être poétesse, Laure Prouvost est indéniablement une conteuse d’histoires hors du commun. Elle ne crée pas des fictions, elle substitue à la réalité une autre réalité : la sienne, avec son univers idiosyncrasique. Son exposition au Consortium de Dijon était une imbrication d’histoires, indépendantes ou non, un rébus à déchiffrer dans le noir, un parcours jonché de framboises à picorer et de lettres à ramasser.

Laure Prouvost @ Galerie Nathalie Obadia, Image © Araso
Laure Prouvost @ Galerie Nathalie Obadia, Image © Araso

Son arme ? Des jeux de mots en forme de panneaux d’orientation texte blanc, police sobre sur fond noir vernis : « In the dark this sign wishes to show you the way » ou « You are gauing in ve rong direction » , 2016. Ses cartels font des objets du quotidien des performances artistiques. Ainsi le panneau « This butterfly died here to be looked by you »  légende un podium sur lequel un papillon a été cruellement épinglé. La pomme sous-titrée « This apple here has the power to turn everything here into moldy dust » propose une autre réalité pour l’objet familier, dans la droite lignée d’un René Magritte.

Coup de pub ou acte politique ?

Qui dit « écrit » dit « slogan », qui dit « slogan » dit « publicité », qui dit « publicité » dit « consommation », qui dit « consommation » dit « Pop art ». L’écrit flirte avec le Pop art et le quotidien des objets.

Lucy Mc Kenzie travaille sur la carte et le territoire (Galerie Buchholz, Berlin, New York).

Annette Kelm dépose des feuilles sur des billets de 1 dollar (König Galerie, Berlin).

Stand intégralement DADA chez GDM, Paris. Image © Araso
Stand intégralement DADA chez GDM, Paris. Image © Araso

Les Silver Clouds d’Andy inspirent les Magi© Bullets au collectif d’artistes canadiens General Idea (1992), qui a marqué l’art conceptuel dès la fin des années 1960, représentés par Esther Schipper / Johnen Galerie (Berlin).

Le graphisme fait un retour en force, dans une veine proche du Bauhaus avec K.P. Brehmer chez Vilma Gold (Londres) ou comic strip chez Francesca Pia (Zürich) avec Here here de Rochelle Feinstein où des fleurs poussant des cris dans des bulles de bande dessinée. Son « Yes yes » est un appel à un we can déjà presque suranné.

Barbara Kruger, Untitled (Project for Dazed and Confused) 1996, Courtesy of Gallery Sprüth Magers
Barbara Kruger, Untitled (Project for Dazed and Confused) 1996, Courtesy of Gallery Sprüth Magers

Chez Barbara Kruger, dont la galerie Sprüth Magers (Berlin) expose plusieurs de ses Untitled, (Project for Dazed and Confused), 1996/2015, les codes de la presse ont été érigés en signature esthétique. Des slogans concis et vifs en caractères d’imprimerie sont apposés en blanc sur fond rouge sur des montages photos. Ces légendes sont des manifestes qui abordent des sujets sociétaux comme les rapports homme/femme, les stéréotypes sociaux et de genre et la religion du tout-consommation. Résidente de Los Angeles, elle dit vouloir remettre en question le rapport aux images, aux codes établis, aux dogmatismes véhiculés par la presse ou la publicité.

A la FIAC, il était donc écrit partout en noir sur blanc, blanc sur noir ou blanc sur rouge, que l’art n’entend pas céder à la logique du «tout pressé». Pied de nez au consommateur fainéant et avide, le texte parle et raconte :

  • La fin du tout-à-l’image ;
  • La renaissance d’une conscience politique ;
  • La nécessité d’un sentiment collectif ;
  • Le besoin de se réapproprier l’acte de pensée.

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