Colatheque, le Dream palace, Séoul, Corée - 2015, Françoise Huguier

Françoise Huguier : voyage initiatique au coeur du "Virtual Seoul"

Le Pavillon Carré de Baudouin accueille « Virtual Seoul », dernière série en date de l’artiste photographe, lauréate du prix Albert Kahn 2016, Françoise Huguier.

Ce travail est inscrit dans la continuité d’un précédant voyage de l’artiste à Séoul en 1984. 20 ans plus tard, son expérience de Séoul est complètement différente. La ville semble s’être emballée dans sa course au développement.

Françoise Huguier s’est délibérément « perdue » dans les rues de Séoul pour mieux s’imprégner de la nouvelle culture Coréenne. Au sein du Pavillon, les œuvres sont disséminées un peu partout, même dans les escaliers. Ainsi on se balade dans l’exposition comme l’artiste a pu se balader dans les rues de Séoul.

On ressort de ce parcours surpris par la Corée, par sa jeunesse exubérante et par une société aussi consumériste que la nôtre mais très différente par ailleurs avec des peurs et des enjeux difficile à appréhender vue d’occident. Francoise Huguier initie avec brio à la fascinante Séoul.



Françoise Huguier, Virtual Seoul
Jusqu’au 31 Décembre 2016

Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant
75020 Paris

Mardi – Samedi: 11h – 18h


Zero Mobil, 2014, Georg Baselitz, Cuivre Patiné

Georg Baselitz chez Gagosian New York

La galerie Gagosian New York a la bonne idée d’exposer jusqu’au 29 Octobre 2016 les derniers travaux du plasticien Georg Baselitz, grande figure de l’art contemporain.

Artiste allemand né en 1938, Georg Baselitz est un radical de la peinture qui scandalise dès sa première exposition personnelle de 1963 à la galerie Werner de Berlin. En 1969 il décide de retourner ses motifs donnant la priorité à l’aspect visuel de sa peinture plutôt qu’au sujet.

Plus de quarante ans après, l’exposition Jumping Over My Shadow chez Gagosian présente un ensemble récent de travaux subvertissant toujours le sujet peint (ici des silhouettes humaines). Les couleurs sont fortes, la touche très visible, les tableaux sont immenses en accords parfait avec l’œuvre de Georg Baselitz malgré des évolutions comme l’utilisation d’effets atmosphériques qui perturbent la perception du spectateur et donnent à l’ensemble un côté obscure.

Egalement exposé, des sculptures en bois carbonisé dont la présence, imposante et d’aspect élémentaire, rassure le spectateur par leur matérialité et adoucit une exposition un peu sombre.

Visuels © RL



Georg Baselitz, Jumping Over My Shadow
22.09.2016 > 29.10.2016

Gagosian Gallery
522 W 21st Street
New York, NY 10011
Mardi – Samedi, 10h – 18h


James Rosenquist: Un maître du Pop Art à Paris

Délaissant une carrière naissante de peintre sur panneau publicitaire, James Rosenquist s’assume pleinement comme artiste au début des années 60 et devient une figure de proue d’un nouveau mouvement nommé : Pop Art.

James Rosenquist à Paris est l’événement artistique incontournable de la semaine. Auteur de tableaux monumentaux exceptionnels et fascinants, Rosenquist s’est approprié l’iconographie  de la publicité commerciale et des médias afin d’explorer des questions sociales et politiques mais également dans le but d’exprimer sa fascination pour l’espace et la théorie scientifique.

Non seulement un grand nombre d’œuvres de James Rosenquist sont réunies à la Galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin (certaines empruntées à des collectionneurs privés), non seulement certaines de ses réalisations les plus connues sont présentes (comme Four New Clear Women), mais également la qualité exceptionnelle de l’espace d’exposition de la galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin nous permet de vraiment apprécier la force visuelle, la composition dynamique et complexe des œuvres monumentales de James Rosenquist.



James Rosenquist, Four Decades 1970-2010
10.09.2016 > 07.01.2017

Galerie Thaddaeus Ropac Paris Pantin
69 Avenue du Général Leclerc
93500, Pantin
Mardi – Samedi, 10h – 19h
Café Bleu: 10h30 – 18h30


Overture (photogramme), 2015 Installation. Rideau décoloré et projection vidéo, 46 min, 2015

18ème Prix Fondation Ricard pour l'art contemporain

La Fondation d’Entreprise Ricard est un grand mécène de la jeune scène artistique française depuis 20 ans déjà.

Dans le cadre de ses actions de soutien auprès des jeunes artistes contemporains français la Fondation « s’apprête à remettre son 18ème prix (le 21 Octobre prochain). L’ensemble des œuvres de huit artistes sélectionnés par Isabelle Cornaro (artiste et lauréate elle-même en 2010)  sont exposés dans le magnifique espace de la fondation ainsi que dans un cinéma attenant.

L’occasion est trop belle de venir prendre le pouls de la création artistique française émergente et de constater l’évolution de l’art contemporain en France. Les travaux exposés, qu’ils soient filmiques, picturaux ou sous forme d’installations, se réunissent autour de la question de « l’image » et de ses usages.

La tâche ne sera pas aisée pour le jury de collectionneurs et commissaires d’expositions. On va s’avancer et parier sur Julien Crépieux malgré un coup de cœur pour le travail remarquable de Louise Sartor.

A vos pronostics !



Paris, 18ème Prix Fondation d’entreprise Ricard
06.09.2016 > 29.10.2016

Fondation d’entreprise Ricard
12 rue Boissy d’Anglas
75008, Paris
Mardi – Samedi, 11h – 19h

Visuel © Fondation Ricard


Présence Panchounette Galerie Sémiose, Boogie Woogie Toast Show

Présence Panchounette à la Galerie Sémiose

Paris a fait sa rentrée culturelle et bonne surprise Présence Panchounette est à l’honneur à la galerie Sémiose. Véritable poil à gratter de l’histoire de l’art Présence Panchounette est un collectif d’artistes d’origine Bordelaise ayant sévi de 1969 à 1990.

Présence Panchounette se place à contre-pied des valeurs et des goûts de son époque, usant sans restriction du kitch et des railleries pour dénoncer les mouvements artistiques des années 70 et 80. Moqueurs et absurdes revendiqués, le collectif ne rejette pas pour autant la culture mais lui enlève plutôt son piédestal avec humour.

L’excellent travail d’exposition de la galerie Sémiose permet d’apprécier non seulement l’humour de ces artistes mais également leur caractère avant-gardiste. Le collectif anticipe des mouvements d’art comme l’appropriation ou l’art néo-conceptuel ainsi qu’en témoigne la bétonneuse, allégorie de la mondialisation devançant Wim Delvoye, ou encore la jungle de Soto et le disco boy de Damas, deux artistes contemporains africains découverts dans les années 80 par Panchounette.



Présence Panchounette
03.09.2016 > 08.10.2016

Galerie Sémiose
54 rue Chapon
75003, Paris
Mardi – Samedi, 11h – 19h


Art in the chapels

Bretagne: l'art dans les chapelles

La Bretagne : beauté brute et fascinante, paysages simples et charmants, un patrimoine culturel très riche et parfois méconnu que l’association L’art dans les chapelles exploite brillamment.

Cette manifestation estivale nous invite de manière originale et ludique à découvrir, ou redécouvrir, art et héritage culturel. Au croisement de la campagne morbihannaise du pays de Pontivy et du patrimoine religieux de la région, le curieux visiteur a l’occasion de s’exposer à la création contemporaine.

Les artistes plasticiens se sont inspirés de ces lieux de cultes pour créer et la résonance entre les arts y est très intéressante. On pense au travail minutieux admirable de Claire Colin-Colin (circuit rouge), peinture abstraite très concrète à découvrir ; à la créativité symbolique de Manuela Marques (circuit bleu) remarquable dans la chapelle Notre-Dame des Fleurs (ne pas manquer les vitraux exceptionnels de David Tremlet, création d’une ancienne édition) ou encore les couleurs éclatantes de Flora Moscovici à la chapelle Trinité (circuit rouge).



Images © RL

L’art dans les chapelles
Point d’accueil: lieu dit Saint-Nicodème, 56930 Pluméliau. 

Ouvert tous les jours sauf le mardi, 14h – 19h
08.07.2016 > 18.09.2016

Point d’accueil au lieu dit Saint-Nicodème, 56930 Pluméliau. 

Ouvert tous les jours sauf le mardi, 14h – 19h
08.07.2016 > 18.09.2016

Détail pratique: Attention. On aura, au cours de ce parcours souvent des doutes sur la voie à emprunter. On froncera souvent les sourcils d’inquiétude. A tort: les balises réapparaîtront à chaque fois au bon moment. Concrètement tant qu’il n’y a pas d’indications c’est tout droit. A noter que certaines chapelles, bien que sur le circuit, n’accueillent pas d’œuvres contemporaines.