« De la force, de l’équilibre, du courage et du bon sens » telle est la devise des castellers, ces danseurs qui forment des tours humaines en Catalogne. La dernière création de la jeune chorégraphe Aina Alegre trouve son origine au pied de ces tours, dont il ne reste que des chenilles humaines, des soli et des imbrications de corps tout en déséquilibre.

« De la force, de l’équilibre, du courage et du bon sens »

On voit dans Le Jour de la Bête, un jeune cheval fou qui s’ébroue, claque des talons, se cabre et apprivoise son environnement sur un sol glissant et sablonneux. On voit des individus, un groupe, du flamenco. On sent une multitude d’influences (trop) et de recherches qui conduisent à un seul point d’orgue : la jouissance collective dans des éclats de rires enfantins.

Le jour de la bête, live sketching, Araso
Le jour de la bête, live sketching, Araso

Il est assez naturel qu’Aina Alegre ait centré sa pièce sur la notion de foyer, « ce lieu où brûle le feu ». Un feu qui attire, réchauffe, fait fusionner, transforme. « Le bûcher est un compagnon d’évolution » écrivait Gaston Bachelard dans la Psychanalyse du Feu. Un feu indispensable à toute création, ce développement fragile d’où tout peut émerger.


Performance vue au CDC Carolyn Carlson le 27 Avril 2017.

Croquis de salle © Araso