Quelques jours après Man Rec, Amala Dianor montrait au 104 Quelque part au milieu de l’infini, création 2016 pour trois danseurs.

Dans ce grand sac que l’on nomme « cultures urbaines » auquel est souvent associé à tort et à travers un propos revendicateur, Amala Dianor cherche l’harmonie. Ancré dans un registre Abstract très nouvelle école il y compose une grammaire décomplexée. Dans la lignée de De(s)genération, Quelque part repose sur le juste équilibre des styles qui s’impose comme une marque distinctive. Pansun Kim – qui danse chez Emmanuel Gat, s’y fond avec fluidité.

Amala Dianor, Quelque part au milieu de l'infini, illustration © Araso
Amala Dianor, Quelque part au milieu de l’infini, illustration © Araso

Amala survole avec légèreté tout obstacle au plaisir esthétique. Le résultat est un espace dans lequel on se sent tout de suite à l’aise, portés par la beauté du son et du mouvement.

Allongés sous les particules blanches qui s’élèvent de l’écran noir comme les neiges tombent sur le Kilimandjaro, les corps abandonnés au sol composent un tableau final tout en simplicité et en évidence.

Pour être bien dans ses baskets il faut peut-être, à l’instar d’Amala Dianor, savoir les déposer.


Quelque part au milieu de l’infini a été vu au Centquatre dans le cadre du Festival Séquence Danse le 28 mars 2017.

Illustrations © Araso