Man Rec. Seulement moi. Le wolof, le Sénégal, le retour aux origines.

Le hip-hop. La danse contemporaine. La danse absolue.

La musique. Electronique ethnique moderne avec des basses, fortes.

Le voici donc, l’homme. Debout en chaussettes, assis, couché, sur la tête, sur les mains et à nouveau sur pieds. D’un bond il attaque, bombe le torse, les bras en croix à la Forsythe. Une flexion de genoux et il est accroupi, le bras levé  qui pare un chien enragé imaginaire – ou le diable.

 

Amala Dianor, Man Rec, illustration © Araso
Amala Dianor, Man Rec, illustration © Araso

Les tableaux sont sublimes, un photographe d’art pourrait shooter en série. La lumière transperce la sueur qui jaillit du front toujours lisse surplombant les yeux en amande impassibles. L’esprit complaisant se surprend à voir dans ces perles d’eau projetées l’effort du chemin parcouru, du Sénégal à Angers. Il n’en n’est rien. Il est juste lui, danseur fabuleux, surdoué, harmonieux, qui fait tenir les styles, les époques et les genres par des coutures invisibles.

Deux beats. Deux mouvements de torse. Un battement de cœur. C’était Man Rec d’Amala Dianor. Une claque.


Man Recsolo chorégraphié et dansé par Amala Dianor, a été vu dans le cadre du Festival Séquence Danse au 104 les 17 et 18 mars 2017.