Abattre les cloisons. Ouvrir sur le ciel. Danser sous la pluie.

César Vayssié est vidéaste. Il travaille ses films comme des clips, glisse des images subliminales sur des sons psychédéliques. Avec Coproud, il offre à Olivia Grandville un cadre de cinéma pour un pas de deux hors sol et hors temps. Ils entrent à bord d’une berline qui crache du son et des vapeurs d’essence.

Elle lui montre sa danse, il la suit. Le fond de la scène s’ouvre sur la pluie dans la nuit de Paris, un film dans le film. La BO de ce road-movie c’est People Are People de Depeche Mode « I can’t understand/ What makes a man/ Hate another man/ Help me understand » et le discours d’Obama scandant le « Yes, we can » qui laisse encore croire en ce lendemain d’élection à un mauvais rêve.

Reprenant « help me understand », à bout de souffle, César Vayssié plonge au sol comme pour y ramasser des morceaux d’espoir. Olivia Grandville lui emboîte le pas, puis le dos. Leurs corps ne font plus qu’un.

Ils ne parlent pas la même langue mais ensemble, ils sont indestructibles.

Coproud : César Vayssié et Olivia Grandville comme au cinéma
Coproud, Illustration © Araso

Performance vue à la Ménagerie de Verre en ouverture du festival les Inaccoutumés,  du 8 Novembre au 3 Décembre 2016.
Auparavant en octobre dans le cadre de la FIAC, dans la Cour Carrée du Louvre.