Quel avenir construisons-nous pour nous-mêmes ? Pour nos enfants ?
A quel point sommes-nous maîtres de notre destin ?

Le performeur inclassable Albert Silindokuhle IBOKWE Khoza rencontre la chorégraphe engagée Robyn Orlin. Tous deux sont Sud-Africains. Ils racontent leur pays et l’occident à travers le prisme de l’Afrique.

Ibokwe traite son corps en œuvre d’art. Enveloppé de cellophane qu’il déchire à coups de couteau vengeur, il s’empiffre d’oranges éclaboussant scène et public. Paré comme une reine de Nubie, il danse avec Poutine et négocie armes contre diamants, argent contre déchets, etc.  

Ibokwe joue assis dans un fauteuil dos au public mais face caméra. On ne voit que son image projetée en très grand sur le mur du fond. Ce rapport à l’autre fait partie intégrante de la démarche artistique.

Avec ce personnage qui veut être regardé, compris, aimé, admiré, jalousé, Ibokwe et Robyn Orlin montrent les multiples visages d’un pays dont ils dénoncent avec humour la défaillance sur les questions les plus graves.

Albert Silindokuhle IBOKWE Khoza dans «And so you see…» de Robyn Orlin, illustration © Araso
Albert Silindokuhle IBOKWE Khoza dans «And so you see…» de Robyn Orlin, illustration © Araso

And so you see… our honourable blue sky and ever enduring sun… can only be consumed slice by slice…
De Robyn Orlin, avec Albert Silindokuhle IBOKWE Khoza
Au Théâtre de la Bastille à Paris jusqu’au 12 Novembre 2016