Paris, années 1960, un 21 juin, solstice d’été. Le jour le plus long. Cléo, jeune chanteuse, vit dans le Montparnasse des artistes avec sa cour. Ce soir, un coup de téléphone lui apprendra si elle a un cancer. Cléo attend.

Agnès Varda dira de Corinne Marchand qu’elle est à la perfection « ce thème magistral de toute la vie et de toute la peinture : la beauté et la mort. »

Beauté froide sur fond d’été chaud et de guerre d’Algérie dans le Paris arty. Nostalgie d’une époque chez une génération qui ne l’a pas connue.

Michel Legrand en répétiteur effronté, au chant et au piano.

Dorothée, l’amie qui pose nue pour des artistes, aura cette réplique sur l’adoration : « au fond, aimer ça suffit et puis c’est plus pratique pour parler ».

Antoine au Parc Montsouris de 18h12 à 18h15 dira à Cléo qu’il préférerait mourir d’amour que mourrir à la guerre.

« Oh, vous avez une jolie bague.
– C’est une perle et un crapaud
– Vous, et moi. »

C’est fou la beauté que peut contenir le hasard d’une rencontre.

Visuels extraits du film.